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Sites dédiés aux archives ouvertes
Petit point sur HAL : Emmanuelle Picard, juin 2008
L’une des caractéristique de HAL est de s’inscrire dans le paysage de la recherche institutionnelle, et de ce fait de s’opposer aux pratiques totalement libres que permet Internet (création de pages personnelles ou sites associatif par exemple). HAL est d’abord une création institutionnelle gérée par le CCSD (Centre pour la communication scientifique directe,
http://www.ccsd.cnrs.fr/?lang=fr ) : pour reprendre la présentation sur son site, "le CCSd est une unité propre de service du CNRS (UPS2275), créé fin 2000 et principalement dédié à la réalisation d’archives ouvertes. Sa description est disponible dans Labintel".
HAL fixe la forme, la nature et la provenance des documents qu’il reçoit :
- l’un au moins des auteurs doit avoir un attachement institutionnel : le laboratoire ou l’institution doit apparaître en tant que tel
- le type de dépôt est codifié
- il y a un contrôle avant que le dépôt ne soit enregistré
soit dans leur propre présentation : "Un texte déposé sur HAL doit décrire un travail achevé de recherche, conforme aux usages scientifiques dans la discipline ; le contenu doit être comparable en qualité et précision avec les manuscrits que les chercheurs soumettent pour publication aux comités de lecture de revues scientifiques, ouvrages collectifs, etc. Ce n'est donc pas à une évaluation scientifique détaillée que sont soumis les documents déposés dans Hal, mais seulement à une validation scientifique rapide qui permet de s'assurer que le document satisfait bien aux critères énoncés ci-dessus – le CCSD restant libre de mettre en ligne ou pas le document sans justification. HAL ne se limite pas aux documents publiés, ou même destinés à être publiés, mais le contenu scientifique doit être approprié pour un affichage dans HAL".
HAL fonctionne en quelque sorte comme une bibliothèque universitaire, privilégiant les travaux scientifiques. Il n’a en revanche aucune fonction directe d’évaluation scientifique de la production qu’il reçoit, les formalités de contrôle visant seulement à limiter les dépôts à des productions scientifiques identifiées en différentes catégories, correspondant aux attentes de la communauté en la matière, soit : (chiffres au 18 juin 2008)
- Articles dans des revues avec comité de lecture (62801)
- Articles dans des revues sans comité de lecture (685)
- Conférences invitées (635)
- Communications avec actes (10482)
- Communications sans actes (2095)
- Ouvrages scientifiques (279)
- Chapitres d'ouvrages scientifiques (1961)
- Directions d'ouvrages (28)
- Brevets
- Autres publications (1599)
- Thèses (9769)
- HDR (610)
- Cours (133)
- Rapport de recherche (7707)
- Documents sans référence de publication (9229)
L’utilisateur est donc informé du statut du document qu’il va consulter, les méta-données renseignées au moment du dépôt précisant sa nature, et en particulier son statut vis-à-vis d’un système d’évaluation par les pairs (revue à comité de lecture par exemple).
HAL peut constituer rapidement un élément d’évaluation quantitative de la recherche à l’instant T : on peut éditer la bibliographie d’un chercheur, celle d’un labo ; mais aussi la production autour d’un champ ou d’un objet. Il reste que les pratiques du dépôt sont loin d’être généralisées et standardisées. Si on prend l’histoire, seuls 1254 documents ont été déposés, soit une modeste partie de la production dans cette discipline.
