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Assemblée Générale du 26 octobre 2007
Avec Daniel Steinmetz, membre du Conseil d'Administration du CNRS
GLM (Grand Hall)
31 chemin Joseph Aiguier, Marseille
La salle des conférences n'étant pas disponible, l'AG a lieu dans le hall. Environ 80 personnes étaient présentes.
Daniel Steinmetz est revenu sur les propos tenus par le candidat N. Sarkozy durant sa campagne électorale ("Je transformerai nos grands organismes en Agences de moyens"...), sur la Loi d'Autonomie des Universités (dont l'art 21 inclut les chercheurs dans le personnel Enseignant, dont l'article 16 prévoit que le CA de l'Université sera responsable des obligations de service des personnels de recherche...), sur la première réaction des Chercheurs et ITA en juin 2007 (avec le premier démenti de Mme Bréchignac tentant de rassurer la communauté).
D. Steinmetz a rappelé comment l'évolution du Plan Stratégique 2008 -2020 reflète que la Direction CNRS se met complètement aux ordres :
- En mai 2007, la Direction tente de sauver une partie des missions de l'organisme (ce que le SNTRS appelait "se ratatiner pour survivre"). Elle suggère alors le partage des UMR entre CNRS et Universités...
- Après l'été 2007, la lettre de mission de N. Sarkozy à V. Pecresse du 5 juillet 2007: "vous ferez évoluer nos grands organismes vers celui d'Agences de moyens".
La dernière version du Schéma Stratégique assigne au CNRS :
- "de faire effectuer des recherches"
- "d'effectuer des recherches" sur projets à risques, programmes à long terme et grands équipements"
- "d'évaluer les recherches" en complément de l'évaluation faite par l'AERES...
La totalité de gestion des UMR passant aux Universités.
L'adoption de ce Schéma devait intervenir en CA du 18 octobre. Réuni le 9 octobre, le Conseil scientifique devait donner un avis (le même jour, on apprend l'attribution du Prix Nobel au Physicien Albert FERT qui siège au CS).Le Conseil scientifique apprendra alors que (sous la pression du Ministère = la DGRI) le vote du Conseil scientifique "n'est plus à l'ordre du jour". S'en suit des réactions vives, des prises de position , la lettre d'Yves Langevin (conférence des Présidents du Comité National.) déclarant que "le gouvernement ne peut décider sans les scientifiques".
La discussion en AG a révélé les inquiétudes des chercheurs (opacité sur critères et méthodes de l'AERES qui va privilégier la biliométrie), des I.T.A. (affectations, missions, renouvèlement des postes...). Plusieurs interventions (SNCS, SLR, sur la gravité des attaques et la nécessité de rassembler et d'élever niveau de la riposte).
D. Steinmetz a fait le lien entre les attaques que connait le CNRS et l'offensive générale contre les Services publics, les avancées sociales arrachées depuis 1945 et 1968, les statuts (précarisation institutionnalisée), les retraites, la Sécu, l'Université ...
Les organisations présentes (SNTRS CGT, SNCS, SLR) ont appelé à des réunions partout pour sensibiliser et informer plus largement; et conviennent de se rencontrer et organiser la suite des actions.
(Compte-rendu rédigé par le SNTRS CGT)
