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Appel

Chercheurs, pour défendre la recherche publique libre et fondamentale, tous en archives ouvertes !

En cette période de destruction systématique à coups de bulldozers des fondements de notre recherche publique, que sont la LRU avec les omnipouvoirs accordés aux super présidents managers, le démantèlement des EPST et leur transformation en EPIC, les financements par l'ANR de projets ciblés, l'évaluation par l'AERES, nous sommes nombreux à nous poser la question de quelle sera demain notre possibilité de publier librement nos travaux scientifiques. En particulier en SHS, où les enjeux d'accaparement économique de notre travail sont importants, puisque la majorité des éditions SHS sont désormais la propriété de quelques grands groupes industriels (Lagardère, Seillière) rajouter TGE Adonis - conseil scientifique?.

Serons-nous obligés demain de demander la permission de publier à nos directeurs de laboratoires ou aux présidents d'universités de nos campus d'excellence ? Le contrôle éditorial, déjà aux mains de quelques mandarins dont certains cumulent les postes de responsabilité dans l'ANR, dans les conseils de rédaction de revues scientifiques en ligne sur des portails payants ou pratiquant l'embargo et l'interdiction contractuelle de publier les versions auteurs des publications, dans les instances consultatives (Comité national de la recherche scientifique CNRS, CNU, etc.) sera t-il demain encore renforcé ? Les hors-statuts auront-ils encore moins qu'aujourd'hui la possibilité de publier leurs ouvrages, sauf à céder leurs droits numériques ? rajouter : de payer très cher pour être publiés, comme c'est déjà le cas dans certaines disciplines - préciser

Le public aura-t-il librement accès aux résultats de la recherche publique, financée avec les impôts de la collectivité ?

Cette possibilité de publier librement et gratuitement les résultats scientifiques existe, elle s'appelle "AO-CSD" à savoir archives ouvertes en contribution scientifique directe. Rajouter (mouvement OAI, international, millions AO en ligne)

En France, nous disposons de notre archive ouverte nationale (repository en anglais). Le serveur d'archives ouvertes de l'unité de service CNRS « CCSD », HAL (compléter)

HAL est un espace de gratuité et de liberté pour la recherche. rajouter?? Tous les auteurs scientifiques (chercheurs, enseigants-chercheurs, ingénieurs, doctorants, post-doctorants, précaires ou statutaires…) ont actuellement le droit de déposer en AO-CSD. Publier en archives ouvertes est une excellente valorisation internationale des publications françaises. C'est aussi une excellente manière d'imposer de la transparence dans les concours et dans les évaluations. rajouter?? Par exemple, pour les thèses en ligne, et pour les HDR.

Les AO-CSD sont en danger, la CPU veut prendre la "gouvernance" de HAL.

Il y a des milliers de publications scientifiques en ligne actuellement, sur les blogs et sites personnels des chercheurs, sur leurs pages personnelles sur les sites des laboratoires, sur des sites d'associations et de réseaux. Ce sont des versions auteurs d'articles scientifiques dans des revues à comité de lecture, des communications dans des actes de colloques à diffusion restreinte, des chapitres d'ouvrages collectifs, des doctorats, des HDR, des rapports de recherches, des communications inédites : toutes productions ayant vocation à être déposées en archives ouvertes.

Par ignorance de l'existence des AO-CSD, par volonté de valoriser ses productions personnelles — ce qui est un souci fondamental pour les chercheurs et universitaires statutaires, et encore plus pour les chercheurs précaires — ces textes sont publiés en ligne en des lieux confidentiels, dont la publicité est confiée aux moteurs de recherche privés (comme Google, Yahoo, etc.). Un texte déposé en archives ouvertes OAI (faudrait préciser plus – à vous) est diffusé automatiquement dans les réseaux internationaux d'archives ouvertes, par exemple le moteur de recherche OAIster (à ce propos, je glisserais bien un appel à OIAster sur CAIRN et Revues.org qui nous sabotent ce moteur OAI en y ayant enregistré des fausses AO, à savoir des notices avec résumés, ou des articles payants – radicalisez, amis OAIster, virez ces voyous de votre moteur – merci).

Ces documents déjà en ligne peuvent être rapatriés sur HAL.

Il y a des milliers de thèses, de rapports de recherche, de versions auteurs tapuscrites, qui n'attendent qu'à être scannés (0,09 centimes la page) et déposés en AO sur HAL.

Il y a des centaines de bouquins épuisés aux éditions CNRS qui n'attendent que d'être numérisés et mis en ligne, le président des éditions ayant donné l'autorisation de mettre en ligne avec la maquette éditeur.

Déposons en masse sur HAL, faisons passer les publications libres et gratuites de 107093 en archives ouvertes sur HAL en ligne au double, au triple. Et faisons-le savoir aux médias : "Les chercheurs français, pour montrer leur attachement à une recherche publique libre, au service de tous, ont pris la décision de déposer massivement leurs documents scientifiques en archives ouvertes".

Faisons-le savoir à nos collègues étrangers, faisons-le savoir à nos représentants politiques.

Nos documents "auteurs" nous appartiennent, c'est la loi (propriété artistique et littéraire). Seule la maquette appartient à l'éditeur. L'ANR a incité à déposer les publis scientifiques en AO, l'Académie des sciences aussi, la direction du CNRS aussi. Qu'attendons-nous ?

Chers collègues de SHS, ne nous laissons-pas influencer par ceux qui nous disent que les AO-CSD sont la mort de l'édition SHS. Non, c'est la baisse du revenus des actionnaires des grands groupes industriels auxquels appartiennent nos éditions, c'est la baisse du prix exhorbitants que payent nos institutions pour nous abonner à des revues dans lesquelles nous avons contribué sans être rémunérés, c'est la fin de la rente à vie sur nos publications qu'apportent aux éditeurs la cession de nos droits numériques.

Qui nous empêche de publier dans des revues électroniques en ligne sans embargo ? Qui nous empêche de publier en ligne les versions auteurs de nos ouvrages, en rayant la clause « cession des droits électroniques ebooks » ? Qui nous empêche d'user de nos droits d'auteurs pour restituer gratuitement nos recherches à nos co-citoyens qui les financent ? Qui, sinon nous-mêmes, par crainte des pouvoirs mandarinaux en place ? (reformuler) Par laxisme qui nous fait ignorer nos droits et les céder sans analyse politique aux éditeurs ? (reformuler) Par confiance envers nos instances qui usent d'un double langage ?

A rajouter ?


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